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Marilyse Leroux, Les mains bleues (poésie)

Tant de chemins que je ne connaissais plus.
Un jour j’en ai pris un, et mon pays a disparu.


Depuis un pont, une jeune fille, presque une enfant encore, regarde l’eau qui charrie tant de morts, incertaine passerelle entre un pays ravagé par la guerre et une ville qu’elle ne comprend pas et où on ne comprend pas les mots de ses terreurs.
Elle parle pourtant, raconte sa mère, son enfance, les hommes qui sont venus, la longue errance sur les routes et les mers, sa volonté d’oser être elle-même.
Il nous appartient d’entendre son chant de douleur et de combat.

 

 

46 p, 10,00 €

 

Clara Regy, Construire (poésie)

tu construis
la vie de l’autre
fragile
Et, un peu plus loin, cette question
qui est ton père
Dès les premiers vers de ce poème, unique mais composé en patchwork de mémoire, l’enjeu est posé, son titre explicité, semble-t-il. Mais le jeu des pronoms (je, tu, il), le passage des caractères droits aux italiques, laissent supposer d’autres silhouettes à identifier. Qu’y a-t-il donc à construire ? Un sens ? Un lien ? Une tonalité plutôt :
aujourd’hui le temps est tendre
triste
dirais-tu
mais toi
tu veux
qu’il soit tendre

Ces ombres, il s’agit bien ici de leur donner corps et sang, à partir de scènes remémorées, ou même inventées

 

61 pages, couverture : linogravure de Frédérique Germanud, 10,00 euros
.

 

Emmanuelle Favier Toutes ces choses qui passent (nouvelles)

Un peintre en disgrâce se voit offrir, en guise de dernière chance, une résidence de création dans l’intimité silencieuse des moines d’une abbaye ; l’expédition farceuse d’adolescents dans les ruines d’un château prend un tour initiatique ; l’irruption d’une limace dans une cabine de douche ébranle toutes les certitudes ; si les trois nouvelles de ce recueil évoquent, chacune à sa manière, un rite de passage, celui-ci s’accompagne chaque fois aussi d’un saccage, d’une dévastation des corps trop beaux, trop doux, trop innocents, qui rendraient insoutenables nos propres existences.

Emmanuelle Favier est nouvelliste, romancière et poétesse. C'est une fidèle des éditions Rhubarbe où elle a notamment publié, dans la même collection, Allons dans le grand vent en 2021.


collection A part ; couverture : "Les témoins ardents" de Sophie Brassart

 

9782374750712 ; 56 pages ; 6 euros

 
 

Gilles Verdet, Les passagers (nouvelles)

9782374750705 - 93 pages, 12,00 euros

 
  lero

Alice Mendelson, L'érotisme de vivre (poésie) préface de Jean-Pierre Siméon

"Nous cherchons tous désespérément une définition de la poésie, sinon péremptoire du moins éclairante, et voilà qu'une qu'une vieille dame de 96 ans qui n'a jamais publié jusqu'à présent un seul poème nous en offre une des plus belles qui soient : l'érotisme de vivre. Le recueil d'Alice Mendelson est le manifeste éclatant de la poésie comme acte de vie, c'est-à-dire comme acte d'amour, insolent, joyeux, sans renoncement. (...) Ce qui fait à mes yeux la force irradiante de la poésie de Mendelson, c'est que ce chant passionné du corps à corps charnel, clamé à voix pleine, sans excuse ni affêterie, est la métonymie d'une érotisation généralisée de la vie, de la relation aux êtres et aux choses. C'est l'expression sans doute d'une disposition foncière mais c'est surtout un choix et un courage, une affirmation du "vice de la joie" malgré et contre tous les démentis de l'existence." Jean-Pierre Siméon, extrait de la préface

 

9782374750675 - 116 p. - 10,00 euros

 
  ona

Louis Dubost, On a mis Papi dans le coffre de la voiture (nouvelles).

Un jardinier, un philosophe, un poète (et éditeur de poètes), ils s'y sont mis à trois pour tenter de circonscrire, dans ces nouvelles, la grande Question, l'impensable question selon d'autres, de la mort. Celle des proches, du père en particulier, et puis la sienne propre qui adviendra tôt ou tard. Avec pudeur, délicatesse et même un doux sourire, Louis Dubost, puisque les trois auteurs sont réunis en sa seule personne, nous aide à oser regarder, yeux grand ouverts, au fond du goufre et nous fournit une clé précieuse : l'Autre, l'improbable rencontre de Marché, le fils de sang ou de coeur, Abdel mué en Abel, qui donne sens à l'existence, la valide jusque dans son ultime avatar, lui évitant l'étouffement progressif des boîtes accumulées. Car oui, il arrive, hélas, que l'autre ne soit plus là.

 

9782374750699 ; 13,00 euros ; illustration de couverture : Marie-Jo Dubost "les coquelicots", création textile

 
  cha

Robert Piccamiglio, Chasser les tempêtes (nouvelles) préface de Jacques Brémond

père mère l’usine le terrain de jeux le terrain d’écriture de Robert Piccamiglio. le poète affleure sous la prose. la poésie mange la prose. les textes de ce recueil sont chargés de souvenirs très personnels autobiographiques familiaux. entre des univers oniriques, fantasmés et fantasmagoriques, ils frôlent parfois la science-fiction ou des mondes surréalistes. le poète habille les nudités glacées aux poses suggestives fantasmes récurrents des mâles sur les calendriers publicitaires, épinglés dans les vestiaires, pour les sauver de la crasse et de la graisse de l’usine. il collectionne les avis de décès, tout en enviant les oiseaux qu’il rencontre dans l’atelier, il aime le printemps, ses écumes de couleurs. sa plume s’acoquine avec un tintinnabule au son cristallin. la langue est précise, méticuleuse dans les descriptions, presque pointilleuse. l’homme est seul, et le reste toute sa vie. abandonné à lui-même. souvent il revient vers l’enfance, et comme le dit son ami le Capitaine du chalutier breton, il y a la naissance. la mort. entre les deux on s’arrange comme on peut. c’est tout. c’est aussi simple que ça.

Jacques Brémond (extrait de la préface)

 

138 pages ; 14 euros

 
  let

René Pons, Lettres sur les mots (lettres)

Les mots, j’en suis sûr, sont en train de mourir. Je vous assure qu’ils meurent, là, partout autour de nous, ils meurent, se dessèchent, se desquament ou au contraire se boursouflent et deviennent puru¬lents de vanité et de bêtise. /…/
À écrire ce seul mot, langue, je me sens traversé (quel mot serait le plus vivant, ou le moins mort, pour exprimer exactement mon trouble ?) par une émotion humble, celle d’un homme né de la terre et qui aspire à ce que la langue aboutisse, comme le malaxage du potier, à cette forme qui enceint le vide et qui résonne, lorsqu’on la frappe, d’une immense réverbération de la voûte qu’elle n’est pas (je pense aux grandes jarres à huile d’autrefois), comme le livre digne de ce nom invente pour la langue un espace aux résonances infinies.
Devant le mot, le mot solitaire, avant qu’il ne soit associé à d’autres, je me sens humble et admiratif, si imparfait qu’il soit, parce que je le sais la clef possible, malgré ses imperfections, d’une multitude de mondes.

 

Ces lettres à une amie imaginaire, réellement écrites au long des années, donnnent à l'auteur la possibilité de s'interroger sur son rapport à la langue, à la littérature, à l'acte d'écrire malgré la conviction chevillée au corps et à l'âme de l'inutilité croissante de la chose. Car les mots sont malades, mourront vidés de leur substance.

 

9782374750382 ;100 p. 12 euros

 
  svf

Emmanuelle Favier, Le soleil vient d'en face (poésie), préface de Jean-Marie Blas de Roblès

Dans ce qui m’est apparu comme un long poème élégiaque qu’Emmanuelle Favier aurait pu écrire d’une seule traite, mais résulte d’un assemblage de textes publiés en revues entre les années 2013 et 2020, sa maîtrise de la langue fascine. La manière dont elle en joue, les registres qu’elle utilise pour traiter du plus intime, passant d’une apparente simplicité formelle aux sophistications du style, rappellent qu’elle est aussi une romancière d’exception : sa prose exalte sa poésie, comme sa « condition de poète » irrigue ses romans. Il faut la lire à haute voix pour entendre son chant, se laisser prendre par la main et affronter avec elle le vent et tout ce manque de courage. (Jean-Marie Blas de Roblès, extrait de la préface)

 

9782374750637 - 148 pages - 14 euros

 
  oaf

Jean-Pol Stercq, l'oeil à facettes (photographies) avec des poèmes de Patricia Castex Menier & Werner Lambersy

Un ouvrage hors-norme et hors format de photographies de Jean-Pol Stercq, avec pour chacune d’elles, en écho, les poèmes de Werner Lambersy et Patricia Castex Menier. Tour à tour tendres, insolites, mélancoliques ou absurdes, images et textes vous emmèneront de Bruxelles à Florence en Italie, et du Portugal à Budapest en passant par Paris ou Granville mais la géographie a finalement peu d’importance car le regard de Jean-Pol Stercq n’est en rien documentaire. Triturant les formes et l’ombre des formes, se jouant des lignes et des lumières, son art révèle une autre vérité derrière les apparences, que soulignent avec malice le duo des poètes. (postface de Christian Limousin).

Un très beau livre de 102 pages format carré 20 x 20 pour 20 euros tout rond

 
 
 

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Dernière modification : 27 novembre, 2022