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Emmanuelle Favier, Allons dans le grand vent (nouvelles)

3 nouvelles pour explorer l'identité intranquille de l'intimité mais aussi rencontrer la grâce au hasard d'une flânerie dans les rues parisiennes

 

9782374750644 ; 43 pages ; 5 €

 
  pe

Jacques-François Piquet, Une photo existe

J’ai voulu dire en quelques feuillets la vie de ces hommes et femmes qui m’ont fait, me constituent,
auprès de qui j’ai appris, me suis nourri, que j’ai aimés et parfois réinventés faute de les avoir mieux connus.
Pour chacun·e une photo existe qui l’ancre en un lieu et un moment donnés : c’est presque toujours moi
qui l’ai prise.


« Mon corps est fait du bruit des autres », rarement la formule d’Antoine Vitez aura été si appropriée pour
décrire un projet littéraire. Ces dix et une Vies, tantôt bourdon sourd tantôt éclat de cuivres, composent le
portrait en creux de celui qui les raconte. Mais on n’oubliera pas que la vie écrite n’est pas la vie même,
que la part d’invention, de faux-semblants, est essentielle à la vérité liéraire.

 

9782374750606 - 200 p. - 15 euros

 
  shs

Olivier Hervy, Le strapontin ne fait pas d'heures supplémentaires (aphorismes)

Il n’est pas impossible que dans deux cents ans on se délecte des livres d’Aphorisme Hervy comme on demande aujourd’hui à son libraire ceux de Maxime de la Rochefoucauld, tant l’auteur est devenu indissociable de son genre de prédilection. Mais là où le Duc n’avait projet que de distiller une morale et un bon sens équilibré, quitte à brocarder ses contemporains, Olivier Hervy explore livre après livre, et dans celui-ci en particulier, toutes les possibilités méconnues de l’ultra-bref : narration romanesque en patchwork, théâtre de l’absurde ou, et c’est à notre sens son art le plus subtil, poésie.

Le petit chemin de campagne de mon enfance envahi d’herbes est maintenant goudronné et très fréquenté. Comme s’il avait trouvé du travail.

 

 

9782374750613 - 100 pages - 10 euros

 
  cp

Sylvie Beauget, Capitaines de projets (nouvelles)

Il est beau de faire des projets. Projets professionnels, projets de vie meilleure, de bonheur peut-être pas, s'en sortir serait déjà bien...

Vus du creuset d'une boîte de formations, c'est toute une humanité qui passe, aucun parcours de vie ne ressemble à un autre et les fameux projets sont parfois cocasses, irréalistes, éphémères. Qu'importe, il faut essayer d'accompagner.

Car en face aussi ils ont des projets, d'optimisation, de rationalisation, de "décrutement". A ce jeu, c'est rarement le plus précaire, le plus inadapté, le plus faible qui gagne.

Des nouvelles du monde du travail.

9782374750620 , 83 pages - 9 euros

 
  svf

Emmanuelle Favier, Le soleil vient d'en face (poésie), préface de Jean-Marie Blas de Roblès

Dans ce qui m’est apparu comme un long poème élégiaque qu’Emmanuelle Favier aurait pu écrire d’une seule traite, mais résulte d’un assemblage de textes publiés en revues entre les années 2013 et 2020, sa maîtrise de la langue fascine. La manière dont elle en joue, les registres qu’elle utilise pour traiter du plus intime, passant d’une apparente simplicité formelle aux sophistications du style, rappellent qu’elle est aussi une romancière d’exception : sa prose exalte sa poésie, comme sa « condition de poète » irrigue ses romans. Il faut la lire à haute voix pour entendre son chant, se laisser prendre par la main et affronter avec elle le vent et tout ce manque de courage. (Jean-Marie Blas de Roblès, extrait de la préface)

 

9782374750637 - 148 pages - 14 euros

 
 

Frédérique Germanaud / Marcelline Roux, Habiter en écriture (échange épistolaire)

Un échange épistolaire, par nature, suppose deux écrivains et deux maisons. Or c’est justement le sujet de ces lettres que se sont envoyées pendant plus d’un an Marcelline Roux et Frédérique Germanaud en prévision d’une résidence d’écriture commune à la Maison Jules-Roy de Vézelay. Suivant le fil décousu de la conversation, elles interrogent les liens entre l’écriture et les maisons. Ecrit-on mieux chez soi ou loin de son cadre habituel ? Peut-on écrire partout et à tout moment ? L’engouement pour les visites de maisons d’écrivain n’est-il qu’un fétichisme superficiel ou témoigne-t-il d’une quête plus essentielle des origines ? Peu à peu, la réflexion devient enquête. Des écrivains proches sont sollicités. On découvrira dans ces pages leurs réponses, mêlées aux citations d’autres, comme autant d’indices accumulés. Le temps de résidence arrive, les lettres laissent place au journal, alterné puis commun. La colline de Vézelay vibre des voix qui l’ont habitée, Jules Roy mais aussi Jules Romains, Max-Pol Fouchet, bien d’autres encore. Et la correspondance reprend brièvement quelques mois plus tard, dans ce temps inédit où chacun fut brutalement confronté au lieu où il se trouvait confiné, c'est-à-dire, tout à la fois reclus et envoyé aux confins, ici et ailleurs. Etrange ironie...

192 pages ; 15,00 € (couverture : linogravure de Claude Stassart-Springer, existe en deux versions : rouge-vert et vert-jaune)

 
  lz Marilyse Leroux/Consuelo de Mont Marin, Les Zôs (fantaisie)

Nous trimballons tous une histoire familiale dont nous nous accommodons tant bien que mal. Mais chez les Zôs, l’expression prend tout son sens car ils portent leurs ancêtres sur les épaules, quant ce n’est pas sur la tête. Mi-traité d’anthropologie, mi-rubrique psycho de magazine (mais Henri Michaux n’est pas loin non plus), Marilyse Leroux et Consuelo de Mont Marin nous invitent à découvrir les mille et une figures de ce peuple étrange, du Zôlitaire au Zôtrouble en passant par le Zôristocrate ou le Zoublieux, les textes de la première répondant avec brio aux dessins énigmatiques de la seconde. Mais qu’on ne s’y trompe pas, derrière l’humour virtuose de l’exercice, le propos est très sérieux et des plus utiles car nous côtoyons tous les jours des Zôs et il importe de savoir avec quelles pincettes prendre ces créatures forcément instables. D’ailleurs, ne sommes-nous pas tous des Zôs ? Saurez-vous vous reconnaître dans cette étincelante galerie de portraits ?

124 pages, 12 euros

 
  oaf

Jean-Pol Stercq, l'oeil à facettes (photographies) avec des poèmes de Patricia Castex Menier & Werner Lambersy

Un ouvrage hors-norme et hors format de photographies de Jean-Pol Stercq, avec pour chacune d’elles, en écho, les poèmes de Werner Lambersy et Patricia Castex Menier. Tour à tour tendres, insolites, mélancoliques ou absurdes, images et textes vous emmèneront de Bruxelles à Florence en Italie, et du Portugal à Budapest en passant par Paris ou Granville mais la géographie a finalement peu d’importance car le regard de Jean-Pol Stercq n’est en rien documentaire. Triturant les formes et l’ombre des formes, se jouant des lignes et des lumières, son art révèle une autre vérité derrière les apparences, que soulignent avec malice le duo des poètes. (postface de Christian Limousin).

Un très beau livre de 102 pages format carré 20 x 20 pour 20 euros tout rond

 
  vd

Christine Monot, Venez donc prendre le dessert (nouvelles)

L’intérieur d’une voiture - la cabine d’un camion - est un huis clos où partager des amours bancales, se mettre en quête d’une tombe rouge écarlate ou de la ville la plus élégante d’Espagne. Rencontres de hasard, paroles qui se libèrent, les espaces exigus précipitent la vie comme dans un creuset de chimiste. Le résultat peut être détonnant : une cuisine avec une bouteille de rhum, six mètres carrés sous les toits pour un saltimbanque, une chambre mortuaire d’où rêver de voyages futurs, une photographie qui vous encadre pour cinquante euros, une ferme isolée où les oies ne grossissent pas, une tête un peu cabossée... Ou une nouvelle, ciselée au plus juste, de Christine Monot.

L'auteure maîtrise l'art du clair-obscur, au point qu'on ne sait pas toujours sur quel pied danser. Faut-il rire ou pleurer de ces aventures, certes cocasses mais qui vous poignent le coeur ? Rassurez-vous, la lecture est un art secret, nul ne vous tiendra rigueur de vos émotions hésitantes, d'autant qu'au fond, comme dans la vie, tout est vrai.

147 pages ; 13,00 €

 
  po

Emmanuelle Le Cam, Parcours d'ombre (poésie)

Elle exige ! c’est l’écriture et elle demande nourriture
je la suis bien volontiers, m’arrachant un bras, une bouche
sans sourire. la vermine fera le ménage. l’écriture aura son
content.

Couverture © peinture de Frédérique Fourquet

9782374750569 ; 130 pages, 13,00 €

 
  mtdm

Isabelle Minière, Mon tour du monde (poésie)

Avec la cruelle naïveté des comptines, Isabelle Minière dit les tempêtes intimes qui agitent nos existences, mais aussi la douceur des mains, la persistance des voix disparues, arcs-en-ciel fragiles au coeur de l'orage; et même, d'improbables trouées de soleils rieurs, qui donnent à ce Tour du monde son charme étrange. Celui de la poésie.

photographie de couverture : Bertrand Runtz

9782374750545 - 10,00 €

 
  dv

Amina Saïd, Dernier visage avant le noir

Si, comme l’annonce le titre, la tonalité de ce recueil est sombre ; si le noir envahira inéluctablement tout le tableau ; si l’heure est aux bilans, aux regrets, aux jamais plus ; si, en particulier, le pays perdu avec ses paysages, sa lumière, sa langue, ses aimés disparus hante la mémoire d’exil, c’est bien l’ardeur à vivre et aimer encore qui anime ces poèmes, comme si le noir, finalement, ren¬dait plus éclatant, plus lumineux, ce dernier visage.

"Sous la mer brûle un feu secret
Qui façonne des îles
Ephémères comme des poèmes"

82 pages, illustration de couverture d'Ahmed Ben Dhiab ; EAN 9782374750514 ; 12 euros

sélection 2021 Prix Apollinaire

 
 
 

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    Gilles Verdet, Anna Jouy/Valérie Harkness, Robert Piccamiglio, René Pons, Louis Dubost.....

 
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Dernière modification : 9 septembre, 2021