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Une aventure éditoriale, si solitaire soit-elle, ne va pas sans admirations,
sans amitiés, sans collaborations, épisodiques ou régulières, sans
partenariats privilégiés, sans convergences, sans tous ces liens essentiels
qu'on tisse pour continuer le rêve et l'inscrire dans le quotidien du
lecteur. Bien entendu, une page "Liens" ne peut répertorier que des sites
Internet. Que tous ceux qui n'en disposent pas, ou pas encore, ou que je ne
connais pas, se sentent ici
représentés et collectivement remerciés de la flamme qu'ils entretiennent et
dont les éditions Rhubarbe ne sont qu'une flammèche ou, comme me l'apprend mon
dictionnaire analogique, une bluette dont le Larousse, lui, ne connaît que ce
seul sens, après tout pas si éloigné : "petit ouvrage littéraire sans
prétention".
Décharge
la revue de poésie de Jacques Morin, dit Jacmo, accompagne -
et souvent précède - l'actualité de la poésie contemporaine depuis 25 ans.
Editer, animer une revue, sont des projets similaires, portés par la même
flamme (pardon pour la redite), confrontés aux mêmes pesanteurs matérielles.
Mon estime pour Décharge est d'autant plus grande que la revue de Jacmo
découvre, met le pied à l'étrier à de jeunes auteurs dont c'est souvent la
porte d'entrée sinon en écriture du moins en publication, quand Rhubarbe se
contente de révéler des textes, leurs auteurs étant en général (il y a des
exceptions !) déjà rompus à l'exercice. Pour tenir si longtemps et se tailler
une réputation aussi impressionnante dans le petit monde de la poésie, il faut
un flair, une ouverture d'esprit, un goût du risque hors-normes, mais aussi de
l'abnégation, de la persévérance, une rigueur intellectuelle, une incorruptibilité qui en a agacé
plus d'un. Mais Décharge, c'est aussi le choix du partage des voix, l'apport précieux d'une
foule de chroniqueurs, compagnons de route anciens ou rencontres de fortune,
courants et tourbillons que le revuiste accepte voire suscite, pariant sur sa
capacité à mener sa barque poétique où il veut qu'elle aille, magie qui est
à démontrer à chaque nouveau numéro. En plus, j'y tiens une chronique
régulière...
Bibliothèque
municipale d'Auxerre
Avant de me lancer, j'ai demandé conseil à Françoise
Duvernier, conservatrice en chef de la Bibliothèque Municipale d'Auxerre, avec
laquelle je collaborais déjà dans le cadre des rencontres et lectures
publiques de la Soie des vers. Sans me cacher les difficultés de
l'entreprise, elle m'a engagé à en courir le risque et assuré de son
soutien qui ne s'est jamais démenti. Mais au-delà des personnes et des
partenariats qui peuvent se développer entre les structures, au bénéfice, je
crois, de chacune, bibliothèque et édition partagent les mêmes passions :
bien sûr du livre et de la littérature mais surtout du lecteur. Au rebours de
discours plus ou moins acrimonieux que j'entends souvent de la part de mes
confrères de la petite édition pour qui les bibliothèques devraient avoir
pour fonction première de les défendre, de les diffuser et au final de les
faire vivre, je sais gré aux bibliothèques de ne jamais oublier que tout
l'édifice repose sur les lecteurs, n'a de sens que par rapport à eux. Je
n'édite pas pour l'histoire littéraire, je me fiche de ce que les livres que
je publie soient religieusement estampillés puis conservés dans des officines
où personne ne les consultera jamais. L'éditeur, persuadé de la qualité des
livres qu'il produit, a tendance à toujours demander des efforts au lecteur
(pour trouver ses livres, pour les acheter, les lire) et se montre prompt à
lever un sourcil hautain quand ce n'est pas suffisamment le cas à son goût (ou
à celui de son banquier). Il en rejette alors la cause sur les relais,
libraires, critiques, bibliothécaires, enseignants... sans penser à remettre
en question son choix éditorial. Merci aux bibliothèques de me rappeler au
besoin que notre fonction commune de passeurs de livres, résulte
d'un compromis entre innovation créatrice, intransigeance éditoriale et goût
du lecteur, dont le baromètre ne doit pas être l'illusoire applaudissement
béat du génie mais le plaisir. Vouloir plaire au lecteur, lui apporter du
plaisir, n'a rien à voir avec le marchandisage opportuniste de
certaines maisons, c'est le fondement même de notre activité dont les
bibliothécaires, au service du public, sont sans doute plus conscients que les
éditeurs. A part ça, la plupart des auteurs édités par Rhubarbe ont eu
l'opportunité de rencontrer le leur, de public, à la Bibliothèque municipale
d'Auxerre. Merci Françoise.
leLittéraire.com
Un site de critique littéraire parmi d'autres, sans doute.
Mais audacieux dans ses choix, subtil dans ses analyses, réactif et
indépendant. Et attentif, en la personne d'Isabelle Roche, à la production de
Rhubarbe. Bien entendu, tout ce qui a été dit plus haut des bibliothèques
pourrait l'être ici de la critique. La critique est redevable à ses lecteurs
avant que de l'être aux éditeurs. Je n'en veux au silence de personne (je sais
assez le supplice de Sisyphe de porter au jour cette montagne de livres qui
jamais ne s'effrite) mais n'en suis que plus reconnaissant pour mes auteurs
quand un de leurs livres accroche un peu de lumière, surtout quand elle est si
intelligemment dispensée.
les amis de Max-Pol Fouchet
Je n'ai pas connu l'homme, je connais trop imparfaitement
l'oeuvre mais les circonstances ont fait que je devienne membre (et même
administrateur) de cette association renaissante. Max-Pol et moi avons nombre
d'amis communs (en fait, j'apprends à connaître et à apprécier les siens !)
ce qui suffirait à me le rendre aimable (comme dit l'adage) mais surtout je
m'efforce avec Rhubarbe de suivre sa voie. J'aime à croire mon catalogue
curieux de toutes les formes, ouvert à toutes les voix d'où qu'elles viennent
et sous quelque forme (poésie, prose etc.) qu'elles s'expriment. On ne se
décrète pas humaniste pas plus qu'on se s'improvise "passeur de
rêves" mais j'aimerais le devenir un jour. Je me crois indépendant de
tous les diktats idéologiques, esthétiques, médiatiques, quand bien même
j'en serais parfois le jouet plus ou moins inconscient. Je ne me prétends ni ne
me veux imperméable à l'air du temps, au contraire. C'est quand tout vous
traverse, vous touche, est susceptible de vous émouvoir, que peut s'affirmer
une conscience sans a-priori. Ne s'interdire aucune route, pourvu qu'elle monte.
L'Atelier
Imaginaire
Organisateur des Prix Prométhée et Max-Pol Fouchet, tout ce
qui précède s'applique évidemment à l'Atelier Imaginaire, entreprise unique
en son genre.
L'Atelier du Gué - Brèves
les éditions du Chemin de fer
Jean-Pol Stercq, photographe
Denis Pellegrini
Jacques-François Piquet
Werner Lambersy
Jean
Claude Bologne
René
Godenne, le liseur de nouvelles
Michel Baglin
Centre Régional du Livre de
Bourgogne
l'Yonne républicaine
et l'Yonne Magazine