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lycée Vauban, auxerre

ils ont dit :

Sitartmag Anne-Marie Mercier-Faivre

On y trouve toute l’atmosphère de ces terres : lumières et pluies, petites gens, bières et whisky, pubs chaleureux, catholicisme, hurling, famines, cimetières, moutons peints de couleurs, routes sinueuses, bateaux au loin, bonjours et bonsoirs… Tout cela pourrait n’être qu’une suite de clichés sans le talent de Lambersy pour faire de tout poésie : les mots, les pancartes, les objets, les gestes sont autant d’appels à la rêverie, aux rapprochements, à l’extraction de l’essence d’un paysage ou d’un instant.

Encres vagabondes Gilbert Desmée

Dans une poésie belle et simple, [Werner Lambersy] nous dit des choses profondes de la vie, des traces de Joyce, de souvenirs littéraires en résurgence, des mythes qui surgissent au détour du chemin, des regards portés sur la terre et les hommes qui tiennent / leur verre à la main / comme si / l’ombre allait descendre dedans.

Cette poésie nous entraîne à rêver d’un voyage initiatique où nous nous rencontrerions dans le regard porté vers les autres, ceux qui nous ressemblent et ne nous ressemblent pas, ceux dont l’histoire n’a pas les mêmes repères ; alors lucide et candide, nous voyageons sans but précis en la poésie de Werner Lambersy qui nous invitent à regarder avec avidité : Ici / on regarde / les yeux comme la / Terre promise. Et ce voyage prend des allures d’intense vie, d’émerveillements, d’ironie, de drames qui s’invitent dans le paysage, d’hommes et de femmes en leur quotidien qui croisent votre regard.

Merci à Werner Lambersy pour ce recueil qui nous offre des images extraordinaires ; une fois le livre refermé, celles-ci continuent à nous accompagner.

Maison de la poésie de Namur (Béatrice Libert)

Diérèse n°35 (Alain Hélissen) "Comme l'herbe piétinée, les mots repoussent sans cesse... chacune des images croquée renvoie au coeur de l'humain..."

Lelittéraire.com, (Isabelle Roche)

Bleu de paille (Jean-Marie Perret)

La luxiotte (Alain Jean-André)

Decharge n°132 (Jacques Morin)

"On ne lit pas le carnet de voyage de Werner Lambersy avec cet oeil un peu las, avec lequel on feuillète un album photos ou visionne la soirée diapos de vacanciers un rien barbants. Il y a une mise en perspective historique et littéraire, sociale et géographique qui donne déjà de la consistance à notre découverte de l'Irlande. Île d'Achill face à l'Atlantique, avec ce rien de distance d'un Belge chez les Celtes. Mais l'intérêt essentiel, j'y viens directement, c'est la beauté poétique qui émane de ces pages de journal. On admire la splendeur des cartes postales mais en vers, et des panoramas à couper le souffle mais en mots. En clair, il y a des images-trouvailles toutes les deux pages et pour un amateur comme moi, c'est un bonheur. Je vais en citer deux-­trois exemples, avec le vague remords de déflorer un tantinet une oeuvre qui mérite d'être lue et appréhendée intégralement : 

et le lit
au drap amidonné de lune

ou

les étoiles lisent
silencieuses le livre des toits 

Je m'arrête pour ne pas trop picorer et détourner des pépites à remettre dans le contexte. Je suis (verbes être et suivre). J'entre dans cette fantasmagorie, cet imaginaire, cet émerveillement, cette poésie, qui me semble quelque part étalon de la poésie que je défends. Je rapprocherais volontiers deux strophes distantes dans le recueil où la création voisine, comme une façon de poser l'image un peu à l'identique ou tout au moins en ressemblance :  

La tête chauve 
des collines s'enfonce 
en de lourds oreillers de brumes

et 60 pages plus loin : 

La lune enfonce la tête
dans l'oreiller
des collines

avec une idée conceptuelle parallèle. Werner Lambersy emprunte les pas de Joyce, Yeats, Böll, Homère enfin... il n'a pas à rougir, d'autres iront à leur tour sur ses traces. "

Poésie1 n°48 (Michel Baglin)

"...Entre gravité et ironie, Werner sait trouver son chemin dans le quotidien, faire halte pour la mousse d'une bière, s'attarder devant un muret de pierre et, avec le sourire, faire sourdre l'arrière-pays presque métaphysique que dissimule tout paysage. Car ici ou ailleurs, les hommes ont au cœur le vertige de ce qui les dépasse..."

A propos d’ « Achill island… », extrait d'une interview de Werner Lambersy parue dans Décharge n°131 :

l’Irlande est une destination fréquentée par la poésie, le pays suscite volontiers nostalgie, mélancolie désenchantée, au point que quelquefois il n’est plus qu’un cliché. Quelle a été votre approche du thème ?

WL. Le cliché a ceci d’intéressant que tout ce qui y est inscrit laisse au reste la surprise et l’émotion d’une complicité véritable et personnelle. On sait qu’il n’y a pas d’autre(s) vérité(s) que celle(s) qu’on découvre tout seul. Le bagage de soi, qu’on emporte avec soi et souvent malgré soi, cherche toujours une place où se poser. La poésie est affaire de nomades. Ils plantent leur tente partout, le temps de retrouver dans les étoiles et parmi les hommes, le ciel et l’enfer qui les poussent à partir. A cet égard, l’Irlande vous met d’emblée devant l’immense, que ce soit l’âme ou la mer…

Contrairement à d’autres écrivains voyageurs qui privilégient le rythme du marcheur, vous ne dédaignez pas l’automobile ou le train. Cela détermine-t-il une autre vision du monde, donne-t-il un autre rythme à votre poésie ou bien est-ce anecdotique ? Le voyage, l’ailleurs, l’autre, sont-ils thèmes de prédilection ?

WL. Le regard est une synthèse. Que cela soit celle du coup de foudre en amour ou le coup d’œil du marcheur, on voit toujours la même chose mais autrement. Chaque vitesse met en relief l’un ou l’autre élément qu’une approche plus lente ou plus rapide aurait tenu discret, sinon secret. Montaigne, il le dit, écrivait à cheval ;  Michaux aussi, mais chevauchant  « le dragon » comme disent les Chinois. Homme des plus ordinaire, je prends volontiers le pouls de l’univers en voiture ou en train. C’est affaire d’époque et peut-être de tempérament ? Rien n’est anecdotique. Tous les poèmes sont de circonstance(s)… Il n’y a ni autre ni ailleurs ; ils sont simplement la part de nous que nous ignorons encore. Le voyage est toujours intérieur. Sinon, ce n’est qu’un déplacement et nous, des personnages déplacés. Il s’agit donc de retrouver sa place, même si celle-ci, comme la matière, se redéfinit sans fin. C’est notre façon d’être la création, la créature et le créateur.

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titre ISBN Prix
Achill Island note book 2-9523675-9-0 9,00 €
 
Copyright © 2005 Editions Rhubarbe
Dernière modification : 26 août 2008